Les Trackers — Souvenirs des raves techno
Dans le sud de la France, au milieu des années 90, une nouvelle génération découvre une autre façon de faire la fête.
Des lieux inattendus, des systèmes son qui résonnent toute la nuit, des flyers photocopiés, des voitures qui convergent vers un point parfois connu seulement quelques heures avant… La culture rave s’installe progressivement et les collectifs deviennent les véritables moteurs de cette scène.
Parmi eux, Les Trackers vont profondément marquer cette période.
Les débuts : la première teuf — 7 août 1995
Tout commence le 7 août 1995, lors d’une fête organisée pour l’anniversaire de Steph, en pleine Camargue, près d’Aigues-Mortes.
Environ 400 personnes répondent présentes.
Aux platines : Max le Sale Gosse, Alcid, Quad, Tex, Ivanoff et Reno.
Cette première soirée pose les bases de ce qui deviendra l’aventure Trackers : une musique électronique omniprésente, un public réuni autour du son et cette volonté de faire la fête autrement.
Quelques mois plus tard, le nom Trackers apparaît officiellement.
Naissance officielle des Trackers — 24 février 1996
Le 24 février 1996, la première soirée portant officiellement le nom « Trackers » se déroule sur une péniche près d’Aigues-Mortes.
La péniche peut réellement accueillir environ 600 personnes, mais près de 2 000 fêtards affluent ce soir-là. Une affluence impressionnante, d’autant que la soirée Polaris à Lyon est annulée le même soir.
John Thomas • Thony • Mogway • Kriss • Max le Sale Gosse • Rykkk's • Aladin • Fred B Side • L'Exorciste (Chaotic Ramsès)
Parmi les personnes présentes lors de cette soirée fondatrice figurent également plusieurs Aigues-Mortais, notamment Messa, Yaya, Papou, Yan et d’autres habitués de la scène locale.
Ils participent à leur manière à cette aventure et à l’ambiance autour du lancement du nom Trackers.
Par la suite, certains d’entre eux créeront leur propre collectif, ATOMIX, qui deviendra à son tour un acteur reconnu de la scène techno locale.
Les soirées marquantes
Au fil des événements, les Trackers investissent différents lieux, souvent insolites, et contribuent à faire vivre une scène électronique en pleine expansion.Parmi les lieux qui ont accueilli leurs soirées :La péniche
- La Manade, sur la route d’Aigues-Mortes, avec notamment un live mémorable de Virtual Age
- L’ancien Tennis de Lavérune, notamment pour Halloween
- La Falaise à Fabrègues
- Les Tunnels à La Boissière
Des lieux différents, des ambiances différentes, mais toujours la même priorité.
Les deux mots d'ordre
LE SON (Acid) et LE SON.
Pas besoin de beaucoup plus pour résumer l’esprit de ces soirées.
1997 : les dernières nuits
Le 12 juillet 1997, les Trackers organisent ce qui restera comme leur dernière grande soirée.Une free party réunit plus de 4 000 personnes, témoignant de l'ampleur qu'avait prise la culture rave en seulement quelques années.
Les Trackers cessent leur activité, mais leur passage laisse une empreinte durable.
Héritage
Aujourd’hui, les Trackers restent un symbole de l’âge d’or de la scène techno dans le Sud de la France. Entre photos, vieux flyers et anecdotes, ce collectif continue d’inspirer la nostalgie d’une époque où l’essentiel était la musique, la danse et la liberté totale.
Les membres
Derrière les soirées Trackers, il y avait aussi toute une équipe. DJs, organisateurs, techniciens, amis et passionnés : chacun participait à sa manière à la préparation et à l'énergie des événements.
- Stéphane — Titanix
- Géraldine — Gégé
- Stéphan — Steuf
- Denis — Denis la Malice
- Frédéric — Free'x
- Christophe — Mogway
- Sungja
- Manu
- Bruno
- Loïc
- Philippe — PhiPhi
Ce qu'on en a gardé
Les Trackers appartiennent à une époque où il fallait encore se déplacer, chercher, écouter et partager pour faire vivre une soirée.
Pas de réseaux sociaux pour annoncer un événement en quelques clics. Pas de playlists pour savoir exactement à quoi s’attendre. La musique, les rencontres et le bouche-à-oreille faisaient partie de l’aventure.
On venait pour danser.
On venait pour découvrir un DJ.
On venait retrouver les copains.
Et parfois, on repartait au lever du soleil.
C’est aussi ce qui nous parle aujourd’hui chez Still Not Married.
Nous ne cherchons pas à refaire les années 90. Nous en avons simplement gardé quelque chose : le goût du bon son, des lieux qui ont une âme, des soirées sans chichis et surtout le plaisir d’être ensemble.
Et aujourd'hui ?
Plus de trente ans ont passé.
Les technologies ont changé, les clubs aussi, et les façons de communiquer ont profondément évolué.
Mais une chose n’a pas changé : l’envie de se retrouver autour d’un bon son.
C’est aussi pour cette raison que l’histoire des Trackers continue de nous parler chez Still Not Married.
Parce que nous venons en partie de cette culture.
Parce que certains d’entre nous l’ont vécue.
Et parce que nous avons gardé quelque chose de cet état d’esprit : pas besoin de chichis quand la musique est bonne, que les gens sont là et que le dancefloor fonctionne.
Nous ne sommes plus en 1995.
Mais cette énergie, cette exigence et cette envie de partager sont toujours là.
Les années 90 sont derrière nous.
L’esprit, lui, est toujours là.
Les artistes ayant participé aux soirées Trackers
Au fil des soirées Trackers, de nombreux DJs et producteurs ont participé à l'aventure techno et électronique du Sud de la France. Certains noms sont aujourd'hui bien connus, d'autres appartiennent davantage à la mémoire de la scène underground montpelliéraine et régionale.
Voici la liste des artistes retrouvés dans nos archives et documents, avec leurs anciennes appellations lorsqu'elles sont pertinentes et les réseaux sociaux que nous avons pu retrouver.
A
Acid Kirk
Facebook · SoundCloud
Aladin — Franck Ros
Alcid — Alex Alcid
Aquarium
C
Cari Lekebusch
Instagram · SoundCloud
Cyber Clone
D
Dave
David Carretta — Virtualian
Denis La Malice
Diabolo Acid — Marco Woods
DJ Kortex
DJ Slip
Resident Advisor
Dom Str
E
Ed
F
Fred B Side
Free'X — Free X, Freex
G
Gil Le Gamin — Gilles Escoffier, également retrouvé sous Gillou le Gamin et Gillou LG
SoundCloud
H
Hip Noise
DJ Hyperactive
I
Ivanoff
J
Jack - Jack de Marseille
John Thomas
K
Kittin (Miss Kittin) — également connue sous Kittin et Miss Kittin
Kriss Communique DJ Kriss, DJ Kriss de Toulouse et Kriss
L
L'Exorciste — Chris Honorat
Lenk
Luigi
M
Madison
Mask
Max Le Sale Gosse — anciennement Max LSG et Max MK2
Max MK2
Memory Access Denied
Michael Angelo
Miloch
Miss Tantra
Mogwaï — anciennement écrit Mogwai
O
Oxi
Oxia
Instagram · Facebook · SoundCloud · Resident Advisor
P
Paf Sof
Q
Quad
R
DJ Ralph
Robert Armani
Facebook · SoundCloud
Rykkk's — variante : Rykkks
S
Silicium
Solaris System — variante historique : Solaris Systeme
Spike
Stephanovitch
Strike
T
Terrorist
Tex
Thony
Titanix's
Tonio De Campos — DJ Tonio / Tonio
Facebook · Resident Advisor
Torgull — Philippe Daveney
SoundCloud
V
Virtual Age
X
Xavier
Z
Zippi































